À Blois, Maud Boksebeld a remporté la phase qualificative du concours « Chefs de demain » avec une assiette généreuse et précise. Son parcours et celui des sept autres candidats témoignent de l’énergie d’une jeune génération qui fait vivre la gastronomie française.
Chefs de demain : Maud Boksebeld s’impose à Blois
Le lundi 12 octobre 2026, dans les cuisines du campus CMA Formation de Blois, huit cuisiniers professionnels de moins de 26 ans se sont affrontés lors de cette étape du concours culinaire. Maud Boksebeld, salariée chez Gric, à Orléans, a décroché la première place grâce à une création autour de la joue de porc.
Son plat associait une joue effilochée, du céleri rôti travaillé feuille à feuille, des lentilles à la moutarde et une sauce au poivre Malabar. Une assiette qui mise sur des produits familiers tout en jouant sur les textures et les parfums : une façon convaincante de faire dialoguer tradition et innovation gastronomique.

Une épreuve exigeante pour révéler les jeunes chefs
Durant les deux heures trente d’épreuve, Maud a impressionné par sa maîtrise et son sang-froid. Elle expliquait avoir voulu participer parce que les valeurs du concours, notamment le fait maison, lui correspondent, mais aussi pour se mettre au défi. Dans ce genre de cuisine, chaque minute compte : il faut autant penser aux cuissons qu’à l’équilibre final de l’assiette.
La candidate a ainsi montré que les talents culinaires ne se résument pas à une idée originale. La régularité du geste, l’organisation et la capacité à garder le cap sous pression comptent tout autant, des qualités essentielles pour celles et ceux qui souhaitent porter haut les couleurs de la cuisine française.
- Une base gourmande : la joue de porc effilochée apporte une texture fondante au plat.
- Un jeu de textures : le céleri rôti feuille à feuille contraste avec les lentilles.
- Une signature aromatique : moutarde et poivre Malabar donnent relief et caractère à l’ensemble.
Ce concours met aussi en lumière la transmission culinaire : les jeunes cuisiniers s’appuient sur des savoir-faire exigeants, tout en cherchant leur propre langage dans l’assiette. D’autres initiatives valorisent cette richesse des parcours, comme ces talents de la gastronomie en Provence.
La jeune génération, un souffle pour l’avenir de la gastronomie
À Blois, l’épreuve rappelle que l’avenir de la gastronomie se construit aussi dans les centres de formation et les cuisines où l’on apprend chaque jour. Les concours offrent à ces professionnels en début de parcours une scène pour exprimer leur personnalité, confronter leurs gestes et faire connaître leur travail.
Cette dynamique ne s’oppose pas à l’héritage : elle le prolonge. Entre maîtrise des fondamentaux et envie d’explorer de nouvelles associations, ces jeunes cuisiniers participent à une gastronomie française vivante, attentive aux produits et ouverte à l’innovation. La rencontre entre lieux gastronomiques et grands chefs rappelle elle aussi combien le partage nourrit la création.
En choisissant de se challenger, Maud Boksebeld donne un visage concret à cette ambition. Sa victoire à Blois prouve qu’une assiette personnelle, construite avec rigueur et sensibilité, peut faire entendre la voix d’une nouvelle génération.





